J'aime bien la façon d'écrire de Guillermo Arriaga, et dans l'ensemble, je me régale de ses mini-romans, plus proches de la nouvelle que de la grande saga interminable. Après avoir lu "
L'Escadron Guillotine", et "
Le bison de la nuit", j'achève à l'instant "
Un doux parfum de mort". L'écriture est toujours aussi ciselée et fine, un peu à la Luis Sepúlveda. L'atmosphère est diablement mexicaine, et on visualise presque la bière Corona posée sur la table devant ces messieurs, et l'odeur des tortillas émanant du comal. L'histoire est captivante : quand on retrouve le cadavre d'une jeune femme dénommée Adela, Ramón est immédiatement pressenti comme son "amoureux caché" et c'est à lui qu'incombe le devoir de venger la famille de la mort de leur dernière enfant.
Du coup, parce qu'il est marginal, différent ou un peu de tout cela à la fois, c'est Le Gitan, pourtant parfaitement innocent qui sera livré à la vindicte villageoise, et que Ramón aura mission de tuer.
J'ai dévoré ce tout petit livre en un rien de temps, toutefois frustrée de le refermer sans savoir qui est le véritable meurtrier.